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Plèbe
Les lutins défenestrés
par milliers coloraient les ruelles
mais déjà je m'ennuie de cet âge bien léché
qui lézardait ma citadelle
Le silence déglutissait un air abyssal
les lustres alors s'y envolèrent
par-delà le nuage spectral
dramatique voleur de pensées
mes rêves ici se sont rompus
sur le clapotis de l'écume magistrale
brûlant les pattes des goélands perdus
muselant leurs becs de cristal
depuis toujours la foule est comme une lame
se brisant dans moult éclats de sable
les yeux emplis de mélodrame
et lorgnant avec envie
sur les fruits pourris dans les étables
par milliers coloraient les ruelles
mais déjà je m'ennuie de cet âge bien léché
qui lézardait ma citadelle
Le silence déglutissait un air abyssal
les lustres alors s'y envolèrent
par-delà le nuage spectral
dramatique voleur de pensées
mes rêves ici se sont rompus
sur le clapotis de l'écume magistrale
brûlant les pattes des goélands perdus
muselant leurs becs de cristal
depuis toujours la foule est comme une lame
se brisant dans moult éclats de sable
les yeux emplis de mélodrame
et lorgnant avec envie
sur les fruits pourris dans les étables
la clope de 00h14
Par un léger effort des pupilles le reflet d'or au milieu du lac noir peut être changé en deux yeux scintillants qui vous regardent fixement à travers la pénombre.
Qui sera Allier dans 10 ans?
Un spectre errant?
Un père dévoué?
Un ami précieux?
Une âme écorchée par la société vengeresse qui n'a de cesse d'enfanter des chiots aveugles.
Un homme avec une copine? Non non non jamais voir chez l'ovni bleu.
Quel âge ai-je?
L'âge où l'on joue les mains légères et l'âme ivre à l'air libre délivrée déjà d'enjeux incongrus pour la naïveté que l'on cultive amoureusement abusivement avec des ray ban et un paquet de lucky strike dans la poche et se prendre pour un phoenix.
À la question comment voyez vous Allier dans 10 ans, un connard profond répondit "chef d'entreprise". Merci facebook. Il fallait une réponse.
Je ne sais pas.
J'ai du mal à visualiser ce qui m'attend dans les jours que je m'apprête à vivre, alors dans 10 ans!
S'il vous plaît arrêtez de me demander d'être mature, c'est bien la chose la plus ignoble qui puisse m'arriver.
Peut-être un prof, par défaut. Mais alors pas en France, tout métier qui me paraît débordant d'ennui ne sera pas effectué en France.
Que pourrait-il bien m'arriver?
Mourir.
Devenir célèbre
Ce sont peut-être les 2 seules choses dont je suis sur que je ne les regretterais guère
Immortel ad vitam
Si l'on adhère à l'univers d'Enki Bilal, ensemble on cherchera l'intrusion.
à voir alors.
La clope de 23h23
Une braise de cancerette ondule dans le noir
Le phare de la Tour Eiffel fait des demi cercles à l'horizon
Et dessine la silhouette des arbres
Au loin, des lueurs révèlent les Clayes
La fumée s'épanche dans l'air
Et voile cette volée de braises répandues sur la ville
La guitare adoucit mes moeurs et mes sens
Je pense comme toi
La chaleur me manque
Je vais me coucher
Avec le poids de tous ces instants lourds
Bientôt déposés par les baisers sur ta peau
Bientôt...
Les rêves contiendront ce serment
De mes pensées qui s'envolent par la fenêtre
Des liqueurs qui remplissent mon corps
Et m'évanouissent mélancolique
Paris m'attend lui aussi
Dans l'ombre du silence je m'endors.
Cet éphémère bureau
Ah oui! Moi aussi, comme vous, j'ai connu cela il y a peu, et finalement je me dis que tous ces cons vont vite fait bien fait se retrouver dans ce monde postbaccalauréatique, en tant qu'éphémères bacheliers, puisqu'ensuite on s'en fout, on est content, nos proches sont fiers, mais qui se vanterait d'être inclus dans les 75% d'étudiants qui ont la possibilité de ramer plus dur et plus longtemps que d'autres pour éventuellement travailler plus dur pour avoir ensuite la possibilité de gagner moins! 75% à qui on donne le droit d'avoir l'air encore plus con que les autres.
Bref
Je me rends compte que l'année roule plus vite qu'on ne le croie, et qu'à la fin, malgré les innombrables soupirs ponctuant d'innombrables heures d'ennui, on se dira déjà!? Déjà un an!! C'est fou!! Cela passe vite!! (pour cause d'impossibilité de cécédille majuscule) Finalement c'était cool cette année...etc
Alors en fait, le temps éternel, qui rend les choses éphémères s'est fait mère de tous nos regrets, parce qu'il ne nous prévient pas quand il accélère ou ralentit, ce qui me pousse à me dire qu'à cette heure là je devrais me mettre à lire le baron perché pour ensuite me coucher, que je pourrais demain prendre plus de temps à mon compte.
Mais seulement voilà, le temps ne fait jamais aucun signal, puisque dans 24, 48, 72 ou 96 heures (..etc) les aiguilles de l'horloge seront à la même place qu'à l'instant, et tout cela pour dire que tous ces moments, toutes ces périodes de l'existence, redoutées ou attendues, longues quand y est, finissent toujours belles et éphémères, en des souvenirs, qui s'accumulent, comme ces livres dans noc bibliothèques, ou ces objets sur nos bureaux.
C'est pourquoi cela me renforce dans l'idée que cette plante verte (avant-propos - 1ere partie - 2e partie) est vraiment plus qu'insupportable, ce doit être une invention de Sartre!
La Révolution des jacinthes
Offrant ses couleurs vives à la vue des curieux
Elle se pâme, aguicheuse au milieu des yeux bleus
Ses pétales s’époumonent. Qui l’eut cru ?
Qu’une jacinthe aphone eut pu crier sa mise à nu
La voilà fière demoiselle de son air dédaigneux
Qui rugit de plus belle à l’appel des cieux
Eclatante d’espoir elle hèle ses compagnes
A réclamer vengeance de cette mise au bagne
Les jacinthes déterminées s’en allèrent vagabondes
Pour enfin reconquérir leur époque et leur monde
Il n’en fallait pas plus pour que de nouveau il s’attise
Ce nain de jardin décidément voyait toutes les jacinthes grises
Dans cette bataille chiffonnière toutes nos amies périrent
Et le nain, joyeux drille, brandit une fleur de lys.
D'après une idée originale d'Igor Tosk
Elle se pâme, aguicheuse au milieu des yeux bleus
Ses pétales s’époumonent. Qui l’eut cru ?
Qu’une jacinthe aphone eut pu crier sa mise à nu
La voilà fière demoiselle de son air dédaigneux
Qui rugit de plus belle à l’appel des cieux
Eclatante d’espoir elle hèle ses compagnes
A réclamer vengeance de cette mise au bagne
Les jacinthes déterminées s’en allèrent vagabondes
Pour enfin reconquérir leur époque et leur monde
Il n’en fallait pas plus pour que de nouveau il s’attise
Ce nain de jardin décidément voyait toutes les jacinthes grises
Dans cette bataille chiffonnière toutes nos amies périrent
Et le nain, joyeux drille, brandit une fleur de lys.
D'après une idée originale d'Igor Tosk
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